Qu'est-ce que le slow travel ?

Le slow travel, ou voyage lent en français, est un concept de voyage qui met l'accent sur la qualité plutôt que sur la quantité, en privilégiant une approche plus lente, plus immersive et plus responsable du voyage.
C'est une tendance plutôt récente en termes de terminologie -on retrouve notamment aussi le slow working, la slow fashion ou encore le slow sexe, qui célèbre l'idée de prendre le temps de proposer une expérience de qualité, inscrite dans la durabilité sans sur-sollicitation ou précipitation. Une idée séduisante permettant de faire un pas de côté dans une société occidentale habituée à vivre à cent à l'heure, et de ralentir cette cadence pour vivre à un rythme qui nous convient mieux.

Le slow travel, ou prendre le temps
Contrairement au tourisme de masse axé sur la vitesse et la consommation, souvent à outrance, le slow travel vise à apprécier pleinement chaque destination, en prenant le temps de découvrir et d'expérimenter la culture locale, l'environnement naturel, la cuisine, les traditions et les interactions avec les habitants.
Les voyageurs lents préférant généralement éviter la compagnie d'autres touristes, le slow travel implique souvent d'emprunter des chemins de traverse en privilégiant les transports de mobilité douce. L'objectif ? Aller à la découverte de lieux méconnus et apprécier la valeur d'un paysage mérité après un trekking pédestre ou à vélo à travers la nature.
Réduire son empreinte carbone
Le slow travel encourage également une approche plus écoresponsable et durable du voyage, en minimisant au maximum voire en compensant l'impact négatif du périple sur l'environnement et les communautés indigènes. Cela peut inclure des choix de transport plus respectueux de l'environnement, comme le vélo, la marche, le train ou les transports en commun, ainsi que le soutien à l'économie et aux entreprises locales, ainsi qu'à la préservation de la culture et de l'environnement.
Réinventer son modus operandi
Néanmoins, c'est un mode de vie qui n'est pas accessible à tous et a des contraintes fortes qui requièrent de repenser entièrement sa façon de voyager. Un aller-retour au Japon depuis la métropole ne pourra plus se faire en une semaine si l'on refuse de prendre l'avion. On pourra relier l'Australie en bateau mais en combien de temps, et à quel coût ?
Les logements les moins chers sont rarement écoresponsables, ce qui impacte le budget de manière considérable. Egalement, un long périple peut rapidement devenir ingérable pour les enfants, particulièrement en bas âge.
Enfin, sortir des routes balisées implique de compter sur une sécurité moindre : il faut être vigilant sur les sites où il n'est culturellement pas bien vu ou compris de voyager seul hors des sentiers battus, notamment si l'on est une femme. Il importe donc de bien étudier les us et coutumes locales avant de choisir son pays d'accueil, afin d'éviter les situations déplaisantes voire potentiellement dangereuses.
En résumé, le slow travel met l'accent sur la qualité et la durabilité de l'expérience de voyage plutôt que sur la quantité de destinations visitées. Pour autant, force est de constater que, dès lors que l'on quitte les frontières nationales ou européennes, cela reste une philosophie qui reste accessible presqu'exclusivement à une frange très privilégiée de la population, en termes de budget comme de temps alloué. Espérons que l'usage prenne suffisamment d'ampleur pour rendre le voyage responsable plus accessible à tous.


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